samedi 16 juillet 2016

J’ai pris la plume…

Beaucoup d’encre a coulé et va encore couler ce 15 juillet 2016. J’ai envie de prendre la plume moi aussi. Coucher les mots sur le papier.
Mais que dire ? Comment ne pas juger ? Comment ne pas donner de leçon ? Comment ne pas privilégier tel ou tel fait ? Comment ne pas tomber dans le « bisounours » ? Et dans le fond, à quoi ça va servir ?
Depuis que je suis au Vietnam, il y a eu 211 attentats meurtriers. Source wikipedia. La liste fait froid dans le dos. Et elle n’est sûrement pas exhaustive… je ne veux pas "privilégier"…

Mais maintenant on fait quoi ? Ca ne peut pas être perdu d’avance…. Serais-je trop optimiste pour y croire encore ? Attention, je me rapproche du « bisounours » là…

En tout cas, moi, je fais quoi maintenant ? Ce soir, en rentrant, j’ai arrosé le jardin, plié mon linge, des trucs basiques, la vie quoi. C’est si facile de continuer comme si de rien n’était. C’est ce que je fais depuis toujours d’ailleurs. Et ça va continuer, sûrement… Mais ce soir, j'ai aussi rencontré des nouvelles personnes, discuté, écouté de la musique, échangé. Déjà c’est pas mal, non ? Attention, je me rapproche du « donner des leçons » là…

Je ne sais vraiment pas comment terminer ce billet. Alors, je vais juste laisser quelques photos, prises ici au Vietnam mais pas que, je n’en suis d’ailleurs pas toujours l’auteur. Je les laisse parler…




















dimanche 29 mai 2016

Et si le retour n’en était pas un…

Le temps passe, les mois se suivent et ne se ressemblent pas. Maintenant, la comparaison m’est possible (« L’année dernière il faisait moins chaud non ?? ») et c’est plutôt agréable.

Mon contrat se termine dans 3 mois, je dois penser au retour…
« Attention, vous avez préparé votre départ, ne négligez pas la préparation de votre retour ! »
« Tu vas voir tu vas en ch… »
« Ne reviens pas ! »
… sont autant de phrases que je peux entendre ou lire ici où là. Est-ce si difficile ? Peut-être oui, mais infaisable ? J’espère que non.
Ceci-dit, quand on a goûté à un ailleurs, un autrement, un « si différent », vous êtes forcément confronté au « et pourquoi ne pas continuer ? ». Mais cette question n’est que la face visible de l’iceberg. Continuer oui peut-être mais où et pour faire quoi ?

Ce n’est pas aussi simple.

Ces 2 ans ne peuvent pas être qu’une simple parenthèse. On change, j’ai changé. Il ne me semble pas avoir connu la routine. Combien de rencontres faites ici ?
Il y a eu les personnes avec qui j’ai construit quelque chose, partagé découvertes, tracas, joies ; celles qui vont partir bientôt aussi… me rappelant que ce sera mon tour bientôt mais qui, bizarrement, puisqu’elles partent avant moi, font me sentir appartenir à cette ville (« Moi je reste encore un peu… »). Il y a aussi les personnes qui resteront après moi bien sûr ; les personnes qu’on a connues lors d’un WE, d’une soirée, d’un voyage. Ce genre de rencontres marquantes qu’on ne peut oublier.
Toutes ces personnes les reverrais-je ? Qui sait ?

La principale question qui subsiste à l’heure actuelle : « Que veux-tu faire après ? ». Les recherches ont démarré, sur le net, je réactive mon réseau. Toujours l’envie de nouveautés. Ne pas retomber dans la routine. Comment envisager ma carrière pro et mes aspirations personnelles ? Faire des choix, encore et toujours ! C’est le nerf de la guerre. Mais quelle chance en même temps. Habiter au Vietnam – surtout en ce moment après cette période d’élection et de crise environnementale – me le rappelle fortement. Oui, j’ai la chance de pouvoir choisir.

Une prolongation ici ? Un retour en France ? Permanent ? Temporaire ? Ceux qui connaissent mes aventures "voyageresques" savent que le "retour" n’est pas mon fort. Alors si le retour n’en était pas un. A moi de le prendre comme un nouveau départ. Reste à trouver la direction et l’objectif.

A la relecture de cet article, je constate qu’il est fait de bric et de broc, difficile d’agencer mes idées. J’essaie. Mes quelques lecteurs, arriveront-ils à comprendre ? Je n’en sais rien. Je vous livre juste ma réflexion telle quelle.

Et à tous ceux qui me posent la question (directement ou indirectement) « Alors, tu reviens quand ? », je dirais juste « Soyez patient… je n’en ai encore moi-même aucune idée ! »

Enfin, parce que les photos c’est sympa et que je me suis bien éclatée ces derniers mois, voici quelques images de Hue, ma ville depuis maintenant 20 mois.


Dans la Cité Impériale
Porte de la Cité Impériale...
... et son reflet
Course de bateau pendant le Festival (fin avril - début mai)
Au village de Thanh Toan, jeu de carte traditionnel dont les règles me sont inconnues...
Figurines en pâte à modeler (Village de Thanh Toan pendant le Festival)

Porte de Midi (Cité Impériale, pendant le Festival)

Le bronx fleuri

Défilé de chars à l'occasion de la fête de la naissance du bouddha
Arbres fleuris au printemps

dimanche 20 mars 2016

Anecdotes naturelles... ou pas !

En ce premier jour du printemps et pour la passionnée de nature que je suis, je ne peux plus attendre avant de vous faire un "petit" billet sur la faune et la flore au Vietnam. Un peu de texte tout d’abord et beaucoup de photos ensuite. Vous allez en prendre plein les yeux, attention !!

En arrivant au Vietnam, sous les tropiques, je m’attendais à voir de nombreux oiseaux, une faune hyper riche et diversifiée, omniprésente… A vrai dire, j’ai été un peu déçue côté oiseaux. Il faut dire qu’ici, il y a très peu de lois qui les protègent et les vietnamiens sont plutôt habitués à voir les oiseaux en cage ou dans leurs assiettes… De plus, comme dans tout pays en développement, la protection de l’environnement n’est pas la priorité. J’ai été de nombreuses fois choquée par des pratiques, des comportements, l’état de dégradation de certains milieux naturels. Un tout petit exemple : un propriétaire d’un restaurant de fruits de mer, sur pilotis situé en plein milieu de la lagune à proximité de Huê, n’a aucun scrupule à jeter son mégot par-dessus bord…
Le summum a été lors de la visite de la Réserve de Biosphère de Can Gio au Sud de Saigon, en novembre dernier. Je m’attendais à quelque chose de préservé, bien mis en valeur pour les touristes, etc. En descendant du car j’ai d’abord été surprises par les déchets éparpillés çà et là, comme intégrés au paysage, puis par les singes qui n’étaient pas le moins du monde farouches. Et c’était assez facile de les prendre en photo avec des "objets" que vous n’imaginez pas vraiment dans les "mains" d’un singe. Je vous laisse la découverte avec les photos, un peu plus bas. Puis, on monte dans un bateau (à moteur) pour aller découvrir un site connu pour avoir abrités des commandos durant la guerre entre le Vietnam et les Etats-Unis. Après avoir ignoré la pellicule aux couleurs dorées qui miroitait à la surface de l’eau, après avoir fait le deuil d’entendre ou de voir quelque vie sauvage en raison du bruit du moteur, après s’être accroché aux bords du bateau dans les virages car le pilote se prenait pour Michael Schumacher en version aquatique, vous êtes débarqués en plein milieu de la mangrove, au milieu de nulle part. Petite visite des lieux, assez surprenant si on s’imagine la vie à cette époque, et ah tiens… qu’est-ce que je vois ? Les rondins de bois sur lesquels on marche pour rejoindre chaque reconstitution de maison, sont en fait recouverts d’une bonne couche de mélange plastique-ciment ou je ne sais quoi, immitation écorce… Et le guide nous dit que tous les matériaux utilisés pour le projet de reconstitution proviennent de la mangrove ! « Mais et les troncs de bois alors, vous coupez le bois de la mangrove ? … Ah non, le bois, on le récupère dans le delta du Mékong ! ». … Ah !... L
Après un retour sur la terre ferme, petit détour par les crocodiles qui attendent que les touristes donnent 20.000 vnd pour pouvoir les nourrir avec de gros vers et leur montrer ainsi leur prouesse de rapidité et de puissance. Triste spectacle…

J’imaginais également en arrivant au Vietnam que la nourriture serait bonne, saine… Oh surprise : les produits chimiques sont monnaie courante. Certains maraîchers se gardent même un carré de jardin spécialement pour leur consommation personnelle et refusent catégoriquement de manger ce qu’ils produisent à destination du marché local. « Il y a bien trop de produits chimiques. Et si je n’en mets pas, les gens ne veulent pas acheter mes produits ». Aujourd’hui, de nombreux Vietnamiens sont touchés par le cancer...

Après cette découverte et toutes les autres expériences de nature saccagée ici où là, je ne peux pas non plus condamner les Vietnamiens. (Et nous, que faisions-nous il y a 50 ans ?) Le chemin est encore long pour eux… Un petit marché de produits garantis sans pesticide vient d’ouvrir à Hue. Mais quel contrôle derrière, dans ce pays rongé par la corruption ?...

En attendant, je vous laisse quand même admirer cette nature qui, si on y prête attention, se révèle vraiment belle !

D’abord la fameuse Réserve de Biosphère de Can Gio

Les bolides...
Mangrove

A-t-il vu "FUMER TUE" ?
Le singe est glacivore !

 


Reconstitution du site des commandos...
... et ses matériaux naturels
Vie de patience...



A perte de vue...

Ensuite, quelques photos de faune et flore au gré des visites. J'avoue que les insectes sont plus faciles à prendre que les oiseaux...






























Le gecko
ksskssksskss















Nid de guêpe...



Une araignée à 7 pattes







Au naturel... enfin presque !
Il ne m'a pas laissé le temps de faire la bonne mise au point...








Puis reportage spécial du marché aux fleurs juste avant le Têt à Huê. Festival de couleurs pour le plus grand plaisir de vos mirettes… !
















































Et bon printemps à tous !
Naturellement, :-)